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Scientifiques et Archéologique

 
Cette page regroupe les différentes publications connues à ce jour.
 
NOTA : A la faveur d'une recherche effectué le 2 mai 2012, nous avons retrouvé la trace de l'activité l'Archéo Club de Salbart sur ce site http://aapcarcheo.free.fr/
Nous y apprenons que l'activité de cette association a commencée en 1972 :-)
 
1904 - ÉCHIRÉ, le Coudray-Salbart —  Signes lapidaires au chateau Salbart. — M. Léon Desaivre attire l'attention sur chaque pierre de la grosse tour qui est marquée soit d'une lettre de l'al¬ phabet, soit d'une figure géométrique, soit d'une flèche. — Soc. hist. et scient, des Deux-Sèvres, 1904. Sources : Signes lapidaires au chateau Salbart 
Serbat Louis Bulletin Monumental  Année 1906  70  p. 414
 
1973 - ÉCHIRÉ, le Coudray-Salbart —  SONDAGES CHATEAU DE SALBART : Mise en valeur et reconnaissance des vestiges de cette ancienne forteresse pas Mademoiselle BERLAND et Monsieur GABILLAT (notice non parvenue). Source : http://aapcarcheo.free.fr/
 
1974 - ÉCHIRÉ, le Coudray-Salbart Depuis deux ans maintenant, l'Archéo-Club Salbart effectue des sondages dans la forteresse du Coudray-Salbart à Échiré dans les Deux-Sèvres. Cet édifice datant du XIIIème siècle est déjà mentionné comme étant en ruine dans un inventaire datant de 1460. Donc nous effectuons des sondages dans une cour intérieure comblée par une couche de remblais évaluée d'après nos travaux à 3 ou 4 mètres environs. C'est dire les problèmes auxquels nous nous exposons.  Pour l'année 1974, nous avons travaillé dans cette couche de remblais près de la muraille méridionale. Aucune stratigraphie ne fut découverte. Les découvertes de matériels archéologiques furent donc nulles. Pourtant le chantier s'avéra très positif grâce à la découverte de vestiges peut-être antérieurs au XIIIème siècle. Il s'agit d'une construction circulaire située à environ 4 mètres de la muraille. Nous ne pouvons nous prononcer actuellement sur la nature de cette construction (petite tour, citerne ?). 
Dans un deuxième temps nous avons mis au jour une porte donnant accès à une salle située dans la muraille méridionale dans laquelle se trouve une archère. Il est à signaler que deux autres archères sont visibles des douves. Le mode d'accès à ces dernières est-il une salle semblable à celle que nous avons découverte cette année ? Quel pouvait être le mode d'accès à ces salles ?
L'année 1975 verra peut-être une réponse à ces questions. Enfin, nous avons dégagé l'accès d'une salle donnant sur la courtine orientale et se trouvant dans la maçonnerie de la grosse tour, donc antérieure à celle-ci. La construction circulaire et cette salle sont-elles contemporaines ? Nous comptons entreprendre la jonction de ces deux sondages en 1975.
En conclusion, les problèmes du chantier sont de deux ordres : - Le manque de crédits qui nous empêche d'avoir du matériel approprié pour des travaux souvent difficiles. - Problèmes de recrutement de bénévoles, vu la lenteur et la difficulté de nos travaux. Responsables Dominique GABILLAT et Nadine GIRAUD Château Salbart 79410 ÉCHIRÉ Source : http://aapcarcheo.free.fr/
 
1974 - ÉCHIRÉ, le Coudray-Salbart Situé à environ 8 kilomètres de Niort, Le Coudray-Salbart fut construit par les Parthenay-L'Archevêque, probablement vers le deuxième quart du xm, ! siècle. Huit tours de la seconde enceinte dominent encore puissamment la Sèvre Niortaise. Cette forteresse présente des particularités architecturales fort intéressantes. Depuis 1972, une équipe de fouilleurs s'est constituée sous la direction de M. Gabillat et a entrepris de dégager partiellement l'épaisse couche de remblais se trouvant à l'intérieur de l'enceinte. L'installation d'un quadrillage permettra une exploration systématique du site. C'est près de la muraille méridionale que les fouilleurs ont fait porter leurs efforts en 1974. Une construction de forme circulaire, découverte à 4 m de la muraille pourrait avoir appartenu à un édifice antérieur. La prospection a également permis de mettre au jour une première salle donnant accès à une archère et une deuxième donnant sur la courtine orientale et se trouvant dans la maçonnerie d'une grosse tour. 
La campagne 1975 aura pour objectif de tenter de déceler les époques de constructions successives que les sondages de cette année ont mis en évidence. Sources Deux-Sèvres. — Échiré. Le Coudray-Salbart Archéologie médiévale  Année 1975  5  p. 509

 

1990 - ÉCHIRÉ (Deux-Sèvres). Château du Coudray-Salbart. — Le château du Coudray-Salbart est situé à 2 km au N.-E. d'Échiré, sur la rive droite de la Sèvre Niortaise. Cette forteresse construite par les seigneurs de Parthenay a servi de carrière de pierre après son abandon. La totalité des constructions de la basse-cour, ainsi que les aménagements internes de la cour intérieure ont été démontés et récupérés. Il ne subsiste aujourd'hui que les six tours de la cour intérieure, reliées par une courtine. Une de ces tours (la Grosse Tour) possède une entrée unique : une porte ouverte à 6 m au-dessus du niveau actuel de la cour intérieure. Un escalier de bois, posé sur des structures arasées couvertes de terre permet actuellement d'y accéder. L'objectif de l'intervention archéologique menée sur demande de l'Architecte en Chef des Monuments Historiques, au pied de cet escalier, était de comprendre l'accès originel de la salle haute de la Grosse Tour. La fouille a permis de dégager un escalier de 2 m de large, bordé de murs latéraux. Les huit degrés mis au jour partent en direction de la porte surélevée de la Grosse Tour, sans qu'il soit possible d'affirmer qu'ils desservaient cet accès. Les blocs composant l'escalier, pierres de parement ou véritables marches, se trouvaient ici en réemploi. Il semble évident que cette structure, de par sa largeur et sa conception, n'est pas contemporaine du château du XIIIe s., mais a été établie postérieurement. La fouille devrait se poursuivre en 1991 par l'étude complète de la butte, afin de distinguer les aménagements tardifs des vestiges médiévaux. (Responsable de la fouille : Eric Henry).  Source : Échiré (Deux-Sèvres). Château du Coudray-Salbart. Henry É. Archéologie médiévale  Année 1991  21  p. 353

1993 - ÉCHIRÉ (Deux-Sèvres). Château du Coudray-Salbart  — Construite au début du xm° s. par les seigneurs de Parthenay, la forteresse militaire du Coudray-Salbart présente de remarquables qualités défensives. Elle fait, pourtant, figure de fantôme dans l'histoire régionale et perd son rôle de poste avancé assez rapidement. Elle est l'objet, depuis une quinzaine d'années, d'un programme de restauration, doublé d'une étude architecturale. Dans ce cadre, une intervention archéologique, avant travaux, a porté sur le niveau sommital de la Tour Double. Sous la broussaille et un épais niveau de destruction, une salle ronde, desservie par un escalier en vis, a été dégagée. Elle fait 4 m de diamètre et conserve, au Sud, l'élévation totale de ses murs (2,50 m). Ceux-ci sont percés par trois archères droites qui, en fait, s'apparentaient plus à des fentes de jour ou à des leurres, le tir étant impossible depuis leur embrasure. Sur le sol, dallé très grossièrement, s'ouvre un orifice bordé de pierres taillées et donnant sur la salle inférieure (porte-voix ?). Deux foyers, à même le sol, ont livré quelques céramiques cassées en place. Les éléments, découverts dans le niveau de destruction, ont permis de compléter la restitution de la salle. Une clé et une ferrure étaient, sans doute, issues de la porte fermant l'accès à l'escalier. Des éléments de cheneau, en calcaire soigneusement taillé, et des fragments de tuiles permettent de reconstituer une charpente couverte de tuiles «romaines » et desservie par une gouttière, posée sur le parement interne de la salle. Un dépôt monétaire du milieu du XVIIe s., placé dans un pichet et enterré au sommet du niveau de destruction, permet de donner un terminus (ante quem) à l'écroulement des murs. (Responsable de la fouille : Chrystel Maret) Source : Échiré (Deux-Sèvres). Château du Coudray-Salbart 
Maret Chrystel Archéologie médiévale  Année 1994  24  pp. 493-494 

 

Les suivis archéologiques menés par l'Inrap, sous la direction d'Adrien Montigny, accompagnent les travaux depuis 2006, ils apportent progressivement une meilleure connaissance de l'évolution de ce site castral majeur.
ATEMPORELLE / COMMUNAUTE D'AGGLOMERATION DE NIORT
Etude d'archéologie du bâti et suivi archéologique des travaux de restauration du château du Coudray-Salbart à Echiré (novembre 2006-juin 2007).
Nature des opérations : sondages archéologiques ; archéologie du bâti, étude des constructions.
 
 
2007 - ÉCHIRÉ (Deux-Sèvres). Château du Coudray-Salbart  Les fouilles font renaître une poterne
Lors de travaux de restauration sur un monument historique, il n’est pas rare d’y faire des découvertes archéologiques intéressantes. A fortiori si l’on creuse au pied d’un mur d’enceinte pour lui redonner son imposante taille originelle.
C’est précisément au cours des travaux de déblayage de la terre située au pied de la courtine ouest que les deux archéologues de l’association "Atemporelle", missionnée par la CAN sur le chantier, ont eu la surprise
de découvrir une poterne du XIIIe siècle (petite porte dérobée dans une fortification). Derrière cette poterne, un couloir de 3,50 m de hauteur, rempli de terre de remblai, mène vers la haute cour du château. Du moins, on le présume. "On pouvait s’attendre à une telle découverte, c’est relativement fréquent avec ce type d’édifice militaire", remarque Adrien Montigny. Et son collègue, Nicolas Prouteau, de rajouter : "La question est de savoir pourquoi le couloir a été bouché, sûrement au XVe siècle". Par ailleurs, nos deux archéologues ont également découvert un fragment d'un grand échiquier gravé sur une pierre de taille carrée, avec au verso une marelle.A n’en pas douter, le château du Coudray-Salbart n’a pas encore livré tous ses secrets !
Source : Territoires de Vie Numero n°25 Mai Juin 2007

2008/2009 - ÉCHIRÉ (Deux-Sèvres). Château du Coudray-Salbart  Le château du Coudray-Salbart est exceptionnel à plus d’un titre. Il est construit à la fin du XIIe s. et considérablement transformé dans les premières décennies du XIIIes. par les seigneurs de Parthenay avec des financements provenant du roi d’Angleterre. Les Plantagenêt influencent fortement ce programme et mettent en oeuvre des aménagements défensifs innovants en territoire français. Ces travaux effectués dans un laps de temps relativement cours laissent toutefois transparaître de nombreux changements de parti en cours de chantier. Rapidement ce château se retrouve loin des limites de la seigneurie qui évolue, il prend dès lors un rôle secondaire ce qui lui vaut de ne plus être modifié au fil des siècles. Son abandon précoce, généralement admis vers la fin du XVe s., et son état de conservation en font un site d’un exceptionnel intérêt.

Ce site remarquable est fortement documenté par plusieurs études historiques et architecturales, ponctuellement complétées par des sondages archéologiques réalisés à diverses occasions et durant plusieurs années. La campagne d’étude qui vient d’être achevée est liée au projet de restauration de la Grosse-Tour du château du Coudray-Salbart. Cette restauration a rendu nécessaires des fouilles localisées en plusieurs secteurs du site et notamment au sommet de cet élément défensif et résidentiel. Cette intervention représentait également une opportunité exceptionnelle de documenter les élévations et parements extérieurs de cette partie du site en très grande partie inaccessible en raison de ses importantes dimensions. L’intervention archéologique est donc menée en fonction de l’avancée du chantier de restauration, elle comporte un suivi régulier et des chantiers ponctuels plus importants s’échelonnant d’octobre 2008 à novembre 2009.

En 2008, les observations archéologiques avaient uniquement porté sur cette remarquable tour en amande occupant l’angle sud-ouest du château [NDLR : Grosse Tour]. Le sommet de cette tour, rendu accessible par la mise en place d’échafaudages, avait ainsi pu être dévégétalisé, puis fouillé. Le travail réalisé en 2008 avait également permis de commencer l’étude des parements externes de la Grosse-Tour notamment en ce qui concerne les marques lapidaires. Ce travail a été complété au début de l’année 2009. L’inventaire réalisé a permis d’identifier près de trente types de marques principales ainsi que plusieurs variantes. Ces marques, plus de sept cent cinquante, ont été systématiquement identifiées et localisées. Leur répartition s’avère très variable ce qui témoigne probablement de plusieurs phases de construction.

Des problèmes de stabilité de certaines maçonneries ont rendu nécessaire la réalisation d’un sondage en avant de la porterie de la basse-cour, au niveau d’un ouvrage de défense avancé [NDLR: La barbacane]. Les informations collectées permettent de confirmer le plan semi-circulaire que des vestiges très endommagés laissaient imaginer. Le niveau de sol, bien qu’intégralement détruit à l’emplacement du sondage, a pu être déduit avec une marge d’erreur minime. Sous ce niveau, l’intérieur de cet ouvrage avancé est constitué d’un mur pourvu de puissantes fondations s’élargissant par ressauts vers l’intérieur. Ces fondations maintiennent la masse de remblais qui constituent la base pleine de cet élément défensif. Au-dessus de ce probable niveau de fonctionnement, la défense est assurée par un mur percé d’ouverture. Pour ce qu’il a été possible d’en voir, ce mur présentait un aspect curviligne en extérieur contrairement à l’intérieur qui était doté d’un plan à pans coupés. L’état de conservation des deux ouvertures localisées ne permet guère d’en proposer une restitution fiable. L’un des seuls constats qu’il est possible de faire est qu’il ne s’agit pas d’archères à niches telles que celles qui peuvent s’observer en de nombreux points du château. Cette différence, ajoutée à celle du type d’appareil et d’outils utilisés, sont autant d’éléments qui relancent la question de la contemporanéité de construction du château et de cet ouvrage avancé.

Les travaux liés à la circulation des visiteurs ont également entrainé des interventions limitées à l’intérieur de la cour du château. Elles ont notamment permis de compléter le plan du château primitif par la mise au jour partielle de sa tour d’angle nord-ouest. Elle permet également de mieux comprendre la nature de certains éléments architecturaux précédemment observés. Ces données permettent également de mieux comprendre l’agencement intérieur du château après son agrandissement et la mise en place du système que nous connaissons aujourd’hui. Elles montrent que les deux enceintes ont coexisté y compris dans des secteurs charnière comme l’entrée du château.

Si la présence d’un bâtiment adossé à la courtine orientale reliant la Grosse-Tour à la tour Saint-Michel était déjà connue, cette intervention a tout de même apporté diverses données. Elle a notamment permis d’identifier un niveau qui devait être partiellement enterré fonctionnant à un niveau inférieur à celui donné par les seuils des portes s’ouvrant dans l’actuelle cour.

Ces sondages, grâce au mobilier collecté, montrent une occupation du site au moins jusqu’au XVIe s. Ils montrent surtout que cette occupation semble être liée à des travaux entraînant d’importants terrassements. Si la nature et l’ampleur de ces travaux restent méconnues, ils indiquent toutefois que le site continue à évoluer alors qu’on le dit précocement figé.

 

2012 - ÉCHIRÉ (Deux-Sèvres). Château du Coudray-Salbart   — Ce projet a pour but de comprendre la façon dont le château s'est implanté dans la vallée de la Sèvre, d'étudier les principes et les techniques de construction, l'économie du chantier et de restituer les différentes étapes de l'évolution du château. L'équipe se composait d'une dizaine de chercheurs professionnels ou amateurs, associés en fonction de leurs spécialités et méthodes. Le choix de l'implantation de Coudray-Salbart a été clairement déterminé par le tracé de la Sèvre Niortaise. Cette question est étroitement liée à celle des réseaux de communication terrestre. On peut supposer qu'un passage (pont ou gué) existait sur la rivière en lien avec le port de Niort. Les relations entre le donjon de Niort, le château de Coudray-Salbart et différents ports attestés au XIIIe siècle sur la Sèvre sont éclairées par l'étude historique. Une recherche archéologique a été menée sur les excavations et apports de terre réalisés pour isoler la fortification (taille des fossés, des escarpes et contrescarpes, des talus) et par le repérage des carrières.

Le suivi archéologique des travaux de restauration a permis de recueillir des informations essentielles sur les techniques de taille et de mise en œuvre de la pierre. Les travaux de déblaiement menés dans la cour intérieure ont révélé les vestiges d'un « premier château », un ensemble de plan pentagonal. Il reste à déterminer ses relations avec les murailles aujourd'hui, notamment sur le front sud où la découverte d'un passage protégé entre les deux ensembles montre bien qu'ils ont connu une phase d'occupation commune. Pour comprendre l'évolution d'ensemble du château, une fouille est envisagée entre les vestiges du « premier château » et la courtine sud qui témoigne dans son élévation de différentes étapes de fortification. D'autres réunions de ce type sont prévues pour faire état de l'avancement des travaux et de ses résultats. Source : Marie-Pierre Baudry-Parthenay, directrice du projet, a présenté le résultat des recherches menées cette année.

 

2019 - ÉCHIRÉ (Deux-Sèvres). Château du Coudray-Salbart  

INRAP / COMMUNAUTE D'AGGLOMERATION DE NIORT
La datation du bois retrouvé dans les trous de boulins de la courtine 45 ne peuvent datés exactement. Il n'y a pas d'aubier sur les restes de bois. L'abattage des arbres en postérieur à 1206.